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- DOSSIER SAINT-JUST : ICONOGRAPHIE -

- LA VISION ARTISTIQUE CONTEMPORAINE -

---- EN FRANCE -----------
Marie-Lydie JOFFRE (née en 1944)

Marie-Lydie Joffre est née le 14 mars 1944 à Millau (Aveyron). Bien qu'attirée par la peinture dès son plus jeune âge, elle opte pour des études en littérature moderne et va enseigner l'anglais dans le secondaire durant plus de 10 ans. Sa passion pour l'expression picturale grandissant, elle abandonne sa carrière professionnelle en 1980 afin de se consacrer entièrement à l'art, quoique sa première exposition publique date de 1978.

Après une longue période d'attentive introspection, aux alentours de 1985, Marie-Lydie Joffre éprouve la nécessité d'explorer de nouveaux domaines. Elle se plonge alors dans une recherche bibliographique et iconographique autour des acteurs de la Révolution française qui durera quatre années. Ce travail de documentation mené de front avec la peinture s'inscrit dans son désir de se nourrir de la vie et du contexte historique des personnages afin de mieux en retranscrire le portrait.

Le projet «Regard sur 89» obtient le parrainage de la BNP dans le cadre du bicentenaire de la Révolution française. Deux expositions itinérantes sont programmées dans plus de 30 villes de France (Toulouse, Grenoble, Chambéry, Lille, Caen, Le Havre, Troyes, Villeurbanne, Toulon, Nîmes, Montpellier, Paris, etc.).

Après plusieurs années passées en Afrique du Nord, Marie-Lydie Joffre vit actuellement à Montpellier. Elle compte plus de 80 expositions de ses oeuvres à son actif, dont 63 expositions personnelles. Aujourd'hui, elle travaille particulièrement dans la technique de l'encre de Chine, sur papier et sur pierre.

Cité d'après le site de l'artiste: www.marielydiejoffre.com consacré à son oeuvre. Visitez également le blog de Marie-Lydie Joffre qui présente ses oeuvres et celles d'artistes et poètes invités, ainsi que ses réponses aux questions d'internautes sur l'art et surtout sur l'art du pastel.

Saint-Just par M.-L. Joffre Saint-Just par M.-L. Joffre Saint-Just par M.-L. Joffre Saint-Just par M.-L. Joffre Saint-Just par M.-L. Joffre



Patrick BOUSSIGNAC (né en 1956)

Né à Villejuif. Attiré par la peinture dès son plus jeune âge, Patrick Boussignac a fait ses études à l’Ecole supérieure d’Arts appliquées de Paris. Il a été dessinateur judiciaire, dessinateur politique, caricaturiste pour les grands journaux, illustrateur pour enfants, designer, créateur des bandes dessinées…, avant de se consacrer entièrement à la peinture. Depuis 1976 il est présent dans de nombreux salons artistiques, et en 1980, il a eu sa première exposition personnelle.

Boussignac développe progressivement son propre univers dont il aime à dire qu'il décentre nos perceptions. Ses choix thématiques se réfèrent à l'histoire culturelle de l'humanité, sans limites géographiques ni déterminisme temporel. Chaque peinture est la redécouverte de ce patrimoine, sommée de raconter l'histoire, qui est la mémoire des peuples. A travers son travail, Boussignac développe un langage poétique propre, évocateur de mystère.

Entre 1980 et 1985, l'artiste a reçu plusieurs récompenses dont la Médaille d’or de la Ville de Paris, médaille d’or du Salon international d’Osaka, prix Vincent Van Gogh… Ses œuvres figurent dans de nombreuses collections à travers le monde, et Patrick Boussignac continue de s’exposer avec succès.

Sites personnels de l'artiste: francophone www.boussignac.com ou russophone www.boussignac.ru.

Saint-Just par P. Boussignac



Raymond MORETTI (1931-2005)

Raymond Moretti commence à peindre à 16 ans. En 1963, il se lie d'amitié avec Pablo Picasso qui l'épaulera dans les péripéties d'une carrière artistique. En 1967, ses oeuvres d'époque sont exposées à La Courneuve, rencontrant un triomphe.

Durant sa vie, Moretti travaillera dans de nombreux domaines artistiques: la peinture (gouaches, «L'Age du Verseau» avec Jean Cocteau, 12 huiles des «Cris du Monde», nombreux portraits), la sculpture («Le monstre» à la Défense, la statue ornant le Centre européen de la Préhistoire à Tautavel),l'art monumental (fresques au Forum des Halles, «Mémorial Rashi» à Troyes, place du Capitole à Toulouse...), la décoration (plateaux de télévision lors des campagnes électorales de 1981), le graphisme (plusieurs affiches artistiques, électorales...), l'illustration littéraire (le Magazine Littéraire, le livre d'art «Les illuminations de Rimbaud», «L'homme de la Mancha» et «Les oeuvres poétiques» de Jacques Brel..).

En 1989, dans le cadre du bicentenaire de la Révolution française, l'artiste illustre le «Calendrier républicain» et conçoit «L'Arbre des Lumières». Il crée la gigantesque fresque de 120 mètres carrés qui sera le clou du spectacle pyrotechnique du 14 juillet 1989.

Pour de plus amples renseignements sur son oeuvre, visitez le site de Fabrice Kucharz consacré à l'artiste.

Moretti - Saint-Just sur la liberté de la presse





---- EN BELGIQUE -----------
Roger SOMVILLE (1923-2014)

Peintre belge, représentant du mouvement réaliste de la peinture. L’auteur de nombreux livres sur le réalisme, fondateur de plusieurs unions et centres de création. Après un demi-siècle de carrière artistique, Roger Somville continue de s'exposer et ses toiles décorent les murs de musées du monde entier, à Bruxelles et à La Havane, à Dresde et à Sofia, à Mexico et à Moscou, à Paris, Lisbonne, Tokyo…

Pour le bicentenaire de la Révolution, Somville avait créé plusieurs tableaux formant le cycle «révolutionnaire» de son œuvre. Son intérêt pour la révolution est tout à fait logique, compte tenu de son fort engagement politique et de ses profondes convictions marxistes. Les tableaux révolutionnaires sont créés autour des figures clés de la révolution, Robespierre, Saint-Just, Couthon, Marat, Lebas Lepelletier, les montagnards connus pour leurs idéaux égalitaires et démocratiques et leur tentative de reformes sociales en faveur des plus démunis.

Site Internet du peintre.

Saint-Just par R. Somville Saint-Just par R. Somville Saint-Just par R. Somville Saint-Just par R. Somville Saint-Just par R. Somville






---- EN ITALIE -----------
Piero LEDDI (1930-2016)

En 1951, Piero Leddi arrive à Milan pour percer dans le monde de l’art. Il adhère au départ au neo-réalisme, fort à la mode, mais finit par l’abandonner, déçu par sa rhétorique et son rejet de la problématique sociale. Lui, au contraire, se sent concerné par les problèmes de la société moderne, étant habitué depuis son enfance à prendre la vie avec ses difficultés et ses espérances (la guerre, la lutte partisane, les espoirs de l'après-guerre,…).

Issu d’un milieu artisanal rural (son père, ainsi que ses deux frères, étaient charpentiers), Leddi consacre une partie importante de sa création au monde de la campagne, à l’agriculture. Ce n’est pas un chanteur lyrique de la vie rustique, ni non plus un chantre des revendications socialistes, mais c’est un chroniqueur de la douleur et de la transformation, des «mutations de la terre», un observateur actif de l’homme et de la nature, et du mélange entre la ville et la campagne.

Ce n’est pas un peintre optimiste; un sentiment de crise et de contradiction l’accompagne tout au long de sa recherche. La peinture devient pour lui un moyen d’exploration de la société, d’expression de ses relations avec elle, un moyen de participation et d'intervention culturelle aussi. En même temps, Leddi a tendance de s'appuyer sur des choses bien enracinées dans l'inconscient, des conséquences des traumatismes psychologiques, des limites entre le rationnel et l'irrationnel.

Dans les années 80, Piero Leddi s’adresse à la Révolution dans ces œuvres. Le 14 juillet 1989, à Milan, s'ouvre son exposition «Hommage à la Révolution française», fruit de quatre ans d'études intensives tant de l'iconographie que des ouvrages historiques allant de Michelet et Mathiez à Soboul et à Furet. La Révolution est considérée par Leddi comme une empreinte iconographique, mais avant tout comme une quête des idéaux de l’humanité entière. Le peintre ne parle pas seulement de la Révolution française, mais de toutes les révolutions; il a toujours eu conscience de l’histoire comme de la mémoire de notre passé, de l’art, des poèmes, des sciences… «L’hommage», présentant une synthèse – la composition et la décomposition – d’un événement historique si complexe, témoigne d’une sensibilité vraiment extraordinaire d’un grand artiste.

Saint-Just





---- AU ROYAUME-UNI -----------
Ian Hamilton FINLAY (1925-2006)

Sculpteur et poète écossais, passionné par la philosophie et par le siècle des Lumières. L'art de Finlay représente un mélange de la poésie, de la philosophie, de l’histoire, exprimé souvent par le jardinage et l'aménagement paysagé ou à travers des citations inventées ou empruntées, imprimées sur les cartes ou transcrites en bois ou en pierre.

En 1964, Finlay crée une maison d’édition, le Wild Hawthorn Press, qui a servi d’étape préparatoire aux idées de Finlay sur la sculpture de jardin. En 1966, il emménage avec sa famille dans la ferme abandonnée de Stonypath qu’il va transformer en espace artistique dans les traditions du néo-classicisme. Il y créera son célèbre jardin, la «Little Sparta», un parc à la «Ermenonville de Rousseau», avec de petits temples, des sculptures, des colonnades, des portiques…, et conçu comme un lieu de provocation poétique, philosophique et même politique. Des allusions à l'antiquité gréco-romaine, aux figures des protagonistes de la France révolutionnaire et des batailles de la Guerre, la Little Sparta est en soi un métaphore de la civilisation occidentale.

Dans les années 80, les références à l’époque des Lumières et à la Révolution française se multiplient chez Finlay. François Léotard, alors ministre de la Culture, lui commande pour le bicentenaire un jardin de pierre pour célébrer la Révolution, mais le projet lui est retiré suite à un scandale autour des propos présumés antisémites de l’artiste.

Jusqu’à la fin, Finlay est resté dans sa création fidèle à son idéal de la nouvelle modernité nourrie par les idées de l'antiquité et des Lumières, et enrichie par une ode au végétal, au minéral et au monumental.

Ian Hamilton Finlay a été promu en 2002 au rang de commandant de l'Ordre de l'Empire britannique.

Site Internet consacré à Ian Hamilton Finlay.

Evocation de Saint-Just dans les oeuvres de Finlay






---- EN RUSSIE -----------
Mikhaïl SOKOLOV (1885–1947)

Peintre soviétique, natif de Yaroslavl. Après avoir accepté la révolution de 1917, il avait néanmoins exprimé son adhésion à l'idée révolutionnaire en consacrant une grande partie de son œuvre artistique à une autre révolution, la Révolution française, et à ses héros. Impossible aujourd’hui de déceler les raisons d'un tel choix, fut-ce le désir d'en souligner l’hérédité ou bien l'envie d'opposer une réalité idéologique à une autre et de pouvoir plonger dans une ambiance merveilleuse quoiqu’inexistante aujourd’hui.

Au début des années 1930, Sokolov travaille sur un cycle graphique consacré à la Révolution française. C’est quelques centaines de portraits des personnages de la révolution, à l'encre de Chine ou à l'aquarelle dont les modèles favoris sont Robespierre, Saint-Just et Babeuf.

Victime des répressions politiques, Sokolov fut réhabilité à titre posthume au début du «dégel», mais son œuvre demeure néanmoins peu connue et bien oubliée des historiens de l’art.

Saint-Just par M. Sokolov Saint-Just par M. Sokolov Saint-Just par M. Sokolov Saint-Just par M. Sokolov




Savva BRODSKI (1923–1982)

Peintre et architecte soviétique, natif de Gomel. Après la deuxième Guerre Mondiale, Savva Brodski était architecte de plusieurs théâtres à Petrozavodsk, ainsi que de la maison-musée de l'écrivain Alexandre Grine à Féodossia. Il avait également participé à la reconstruction de la Maison Centrale des artistes à Moscou.

Depuis les années 60, Brodski est de plus en plus attiré par des illustrations littéraires, et cela finit par devenir son travail principal et lui apporter la reconnaissance internationale. Il a illustré une multitude d'éditions littéraires soviétiques, y compris les œuvres choisies en plusieurs volumes d'Alexandre Grine, Théodore Dreiser, Prospère Mérimé, Guy de Maupassant, Romain Rolland, Robert Louis Stevenson, Gustave Flaubert et Stéphane Zweig, ainsi que les livres parus dans la collection «Révolutionnaires ardents», consacrés aux héros de la Révolution française: Marat, Saint-Just et Babeuf.

Avec son fils Alexandre (né en 1955), Savva Brodski nous a présenté Saint-Just héros du livre d'Anatole Levandovski «Le Chevalier de Saint-Just» (Moscou, éd. Politizdat, 1983). Ce fut l'une des dernières œuvres de cet artiste, décédé en novembre 1982.

«Le Chevalier Saint-Just» «Le Chevalier Saint-Just» «Le Chevalier Saint-Just» «Le Chevalier Saint-Just»




Ilya KLEINER (né en 1938)

Peintre et écrivain russe, Ilya Kleiner a fait ses études à l'Institut de l'Histoire d'Art à Moscou, mais dès 1970, l'artiste se consacre entièrement à l'art monumental. Il considère comme son «parrain» le célèbre peintre Marc Chagall qui a visité son atelier à Moscou en 1973.

Ilya Kleiner a participé, en tant qu'exécutant, à la création de plusieurs oeuvres monumentaux à Moscou (les vitraux de l'Institut Océanologique, les mosaïques à l'Institut Médical Troparevo, les mosaïques de plusieurs stations de métro etc.), et également à la restauration des cathédrales et certains restaurants historiques de Moscou. Il est l'auteur de plusieurs séries de portraits en mosaïque «Les héros de la guerre 1812», «Les décembristes», «Les personnages de la Révolution française» et de plusieurs autres dont l'exceptionnelle mosaïque florentine «Christophe Colomb». L'attention de l'artiste est centrée sur l'Homme dans toute sa complexité, d'où son intérêt légitime pour le genre du portrait psychologique, vu à travers le prisme du regard philosophique.

L'artiste a fait de nombreuses expositions tant en Russie qu'à l'étranger (New-York, Tel-Aviv, Le Caire, Vienne, Berlin...). Ses oeuvres ornent les murs des collectionneurs du monde entier.

Site personnel de l'artiste: www.ikleiner.info.

Mosaïque d'Ilya Kleiner



Svetlana YUKHLINA (née en 1968)

Ancienne élève de l'École des Beaux-Arts et de Restauration de Souzdal, puis de la Faculté des Arts graphiques de l’Université pédagogique d'État de Nijni Novgorod, sa ville natale, Svetlana Yukhlina est actuellement professeur à l’École d'art pour enfants de cette ville, et dirige parallèlement son propre atelier artistique.

Membre de l'Union des Artistes de Russie, elle expose régulièrement à Nijni Novgorod et se spécialise principalement dans l'illustration littéraire. Ainsi, elle est l'auteur de nombreuses illustrations pour des oeuvres de la littérature russe ou étrangère, notamment «Pierre et Févronia de Mourom» (2003), «Cyrano de Bergerac» de Rostand (2004), «Le hobbit» de Tolkien (2006), «Les trois Mousquetaires» de Dumas, «Par la plume et par l'épée» de Valentin Pikul (2009), «Le capitaine Fracasse» de Théophile Gauthier (2009) etc.

La série de huit dessins à l'encre de Chine, consacrés à Saint-Just, lui a été inspirée par la lecture du «Chevalier de Saint-Just», biographie romancée d'Anatole Levandovski, dont l'édition originale (1983) avait été illustrée par Savva Brodski (cf. ci-dessus). Elle a aussi exécuté au pastel le portrait de Saint-Just représentant du peuple en mission.

L'artiste a déposé toutes ces oeuvres à la maison de Saint-Just à Blérancourt.

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- 25 AOUT 2006 -
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